Cordillere Royale, Bolivie Trek Thaki

 

La cordillère Royale baptisée « Himalaya du Nouveau Monde » par des alpinistes autrichiens est la chaîne montagneuse la plus connue de Bolivie. Son nom évocateur suffit à attirer les convoitises des randonneurs et des alpinistes… Elle s’étire suivant un axe sud-est-nord-ouest sur près de 150 kilomètres.

La cordillère Royale regroupe un grand nombre de sommets culminants à plus de 6.000 mètres et présente des versants occidentaux et orientaux aux aspects bien différents. À l’ouest, les abrupts des hauts sommets viennent mourir sur l’Altiplano. À l’est, la cordillère plonge à basse altitude vers le bassin de l’Amazonie et celui du Rio Paraguay. Sur ce versant, la végétation est plus variée. 

La cordillère Royale s’adresse prioritairement aux habitués des hauteurs faisant preuve d’une forte motivation. Elle leur offrira le bonheur d’un trek sauvage, récompensé par des vues saisissantes sur les nombreux glaciers. 

La grande traversée de la cordillère Royale comblera les amoureux de grands espaces, ayant l’expérience de treks d’altitude exigeants et hors sentiers. Certains des tronçons sont réservés aux sportifs aguerris.

L’entreprendre intégralement demandera 15 jours de marche, depuis le pittoresque village de Sorata jusqu’au pied du Huayna Potosi (6.088 m).

La première partie est la plus sauvage, la plus difficile aussi (traversées hors sentiers, descente de pierriers…). La deuxième partie (de la Laguna Khotia au Huayna Potosi), est quant à elle plus fréquentée et s’avèrera aussi plus facile.

Un petit trek d’acclimatation au pied de l’Illimani (6.439m) permettra également d’avoir de très beaux points de vue sur ce magnifique glacier, emblème de La Paz. Il offre, entre autres plaisirs, la possibilité de se hisser jusqu’au Nid du Condor, camp d’altitude de l’ascension de ce massif. Les andinistes débutants pourront ainsi jouir sans effort insurmontable de l’extrême beauté des glaciers

En remontant vers le nord de la cordillère Royale depuis le Huayna Potosi (6.088 m), nous arrivons alors au niveau de la Laguna Chiarkhota, camp de base de plusieurs sommets sympathiques. Tout le monde trouvera chaussure et crampons à son pied. Pour l’acclimatation et la mise en jambes, le Pequeño Alpamayo (5.370 m) est parfait. Et pour ceux qui recherchent une ascension sportive, aérienne et technique, le Condoriri (5.648 m) sera leur nirvana andin !

Encore plus au nord, au beau milieu de la cordillère Royale, deux massifs sont à classer  dans la catégorie des “inédits”, le Chachacomani (6.074 m) et le Chearoco (6.127 m).  Très peu proposés, quelques guides s’y sont aventurés par le versant Est côté tropical. Mais ces sommets sont aussi accessibles depuis le versant Altiplano, qui offre un environnement glaciaire exceptionnel.

Le nord de la cordillère Royale propose le majestueux Illampu (6.368 m), sommet le plus technique des voies classiques. Les vues, là encore sont époustouflantes sur son voisin l´Ancohuma (6.427 m), lui aussi physique, certes, mais moins technique. L´Illampu (6.368 m), forme avec le Pico Schulz (5.900 m) un beau cirque de parois rocheuses et de glace, ce dernier offrant une vraie ascension  « plaisir ».

Cette magnifique cordillère est donc un terrain de jeu et une inépuisable réserve de défis pour les « montagnards» passionnés d’ascensions.