Potosi, ville des plus grandes richesses, des plus grandes espérances… Ville des plus grandes misères aussi, celles des esclaves venus d´Afrique, puis amérindiens, puis des mineurs indépendants, soumis depuis l’enfance à la terrible loi de la mine.

Ville de l’argent. On y frappait la monnaie pour le roi d’Espagne et on raconte dans la ville qu’on aurait pu construire un pont d’argent jusqu’à l’Espagne avec les ressources de ses mines.

Potosi, ville de naissance du capitalisme européen et ville de tous les extrêmes...une ville qui comptait alors plus d’habitants que Paris ou Londres…

La ville de Potosi, classée au Patrimoine mondial de l'UNESCO, et qui flirte avec les 4.100 mètres d’altitude, est la plus haute cité coloniale du monde. Toujours aussi impressionnante, et marquée par son passé flamboyant, elle s’est un peu assoupie à l’ombre de la haute pyramide du Cerro Rico, ce gigantesque gruyère percé de centaines de galeries de mines désaffectées ou encore en activité qui ne compte désormais que 120 000 habitants.

Impression garantie, fascinante et un peu dérangeante : Le choc du passé, la dureté du labeur, le poids de la colonisation et la rudesse du climat, côtoient le privilège de se trouver constamment à Potosi au cœur de l’histoire de la Bolivie et du monde occidental.