Ultra Bolivia Race 2018, plus qu’une course….une vraie Aventure Humaine et Sportive

11 octobre 2018

Rencontres et découvertes

Depuis 2014, Thaki Voyage accompagne Canal Aventure dans la réalisation de la course par étape la plus haute du monde, L’Ultra Bolivia Race : une course à pied de 220 km en 7 étapes avec 2400 mètres de dénivelé positif et en autosuffisance, dans l’Altiplano Bolivien, autour du plus grand désert de sel au monde, le Salar d’Uyuni.

Canal Aventure, créé en 2011, est une agence de voyage spécalisée dans l’organisation d’événements sportifs extrêmes, les Ultramarathons, à travers les 5 continents : Vietnam pour l’Asie, l’Australie pour l’Océanie, la Norvège pour l’Europe, le Mozambique pour l’Afrique et bien sûr la Bolivie pour l’Amérique.  Ces compétitions sont placées sous le signe de l’Aventure et du sport évidemment mais aussi de la découverte culturelle dans le respect des populations locales et la préservation de leur environnement.

Lorsque Canal Aventure, à la recherche d’un partenaire local en Bolivie pour concrétiser son projet, contacte Thaki Voyage, nous avons naturellement répondu favorablement du fait des valeurs communes partagées.

Aujourd’hui, 3 éditions de l’Ultra Bolivia Race ont été réalisées avec grand succès, la prochaine aura lieu en 2020. Les inscriptions sont ouvertes : http://www.canal-aventure.com/ultra-bolivia-race-inscription

« L’Ultra BOLIVIA Race est une superbe aventure, inoubliable, qui en met plein les yeux à travers les différents paysages et la population accueillante… » Christophe Martin (France)

Récit de Anne Bialek, notre co-fondatrice et participante à la dernière édition de l’Ultra Bolivia Race qui a eu lieu du 24 au 30 septembre 2018

Ultra Bolivia Race 2018, plus qu’une course….une vraie Aventure Humaine et Sportive…..

J’ai frôlé le podium, mais je suis arrivée fièrement à la 4ème place.

Une course incroyable à rebondissements ! Forte émotionnellement, éprouvante mentalement et exigeante physiquement.

Je me suis lancée dans ce grand défi de 220kms en auto suffisance à plus 3600m d’altitude. Ma première expérience dans l’Ultra. Je suis arrivée avec mon équipement de montagne….les coureurs se demandaient comment je pouvais courir avec un tel sac à dos. Certes pas facile, sentant mon dos toujours endolori, je m’en suis accommodée.

Ce fut long pour un premier Ultra, 7 jours. Il y a eu des moments exaltants et des moments de souffrance.

J’ai transcendé le premier jour, une très belle course. Je suis arrivée en même temps que Jenifer, une hongkongaise championne d’Ultra. J’avais alors laissé les italiennes loin derrière, à une heure.

Le troisième jour fut aussi un grand moment…une belle course plus vallonnée où je me suis sentie en pleine forme.

Puis, je fus terrassée par une grosse angine. Impossible de respirer, l’étape qui ralliait Tahua fut une grande souffrance. Les italiennes m’avaient alors laissée derrière. Mais je ne m’inquiétais pas encore. J’avais de l’avance.

Je retrouvai alors une grande pêche pour la première étape sur le salar. Je suivais Jenifer. Mais rapidement, je sentis deux personnes me prendre en étau. Il s’agissait de Chiara et Laura , les deux italiennes qui me suivaient au classement général. S’en suivit une grande lutte de femmes ce jour-là. J’ai alors réussi à les suivre, sans être trop distancée. Après avoir été discrètes durant les 4 premières étapes, peut-être s’économisaient-elles, elles adoptèrent alors un rythme d’enfer sur les 3 dernières étapes. Redoutables !! J’ai tenu bon le 5ème jour sur le salar…mais le lendemain, il m’était impossible de les suivre. Elles partaient comme des flèches sur cette étape de 42 kms. Elles avaient une technique imparable. Impressionnantes et très professionnelles.

Ce fut une étape difficile pour moi. Mon mental était au plus bas de savoir que j’allais passer de la 2ème à la 4ème place. Je n’avais plus de jus et je terminai l’étape en larmes, épuisée….

De la joie, de l’espérance, des déceptions, de la souffrance physique, une course à rebondissements qui m’a fait me sentir vivante et fière de moi.

Le rythme des journées était soutenu…..lever à 5h45, démontage des tentes, attente deux heures dans le froid devant un feu avant le départ à 08h30, 35 kms en moyenne par jour entre 4h00 et 06h00 de course…nous devions porter notre équipement pour 7 jours de course….vêtements, nourriture, médicaments, réchaud,…..difficile de se reposer les après midis sous la tente par 40ºC….difficile de dormir la nuit par un froid glacial….

Difficile de tenir 7 jours avec une nourriture lyophilisée peu variée…je ne supportais plus ces poudres et énergisants, difficile de supporter les conditions d’hygiène limites….mon unique tee shirt me collait à la peau et je rêvais de me laver et me changer….mais, ce fut une vraie Aventure et je l’ai vécue !